Il me semble t’avoir attendu
depuis l’enfance
et mes pensées,
dans cette muette attente,
respiraient le défi et la peine.
Tu es venu, et ton pas m’a captivée,
comme vous captive un rêve.
Je t’ai vu, et l’arme m’a doucementé
chappé des mains.
Et lorsque ta voix m’a appelée
la peine et le défi s’en sont allés.
Je t’ai vu, et devant toi
ma nuque raide a plié.
Qui es-tu pour d’une telle puissance
unir mon cœur au tien?
Il me semble que plus d’une nuit
mes pleurs en rêve t’ont appelé.
Tu réveilles, je crois,un écho du pays dans mon cœur,
Je jubile et tremble,comme si j’avais contemplé Dieu.
HINO Á MORTE
No dia em que eu estiver no meu leito de morte
Faísca que se apagou -,
Acaricia ainda uma vez meus cabelos
Com tua mão bem-amada
Antes que devolvam à terra
O que deve voltar à terra,
Faísca que se apagou -,
Acaricia ainda uma vez meus cabelos
Com tua mão bem-amada
Antes que devolvam à terra
O que deve voltar à terra,
Ainda um beijo.
Mas não esqueças: no esquife estrangeiro
Eu só repouso em aparência
Porque em ti minha vida se refugiou
E agora sou toda tua.

































